From here
to there

« Pourquoi les antipodes, qui sont au-dessous de nous, ne tombent-t-ils pas dans le ciel qui est sous eux ? » Les colloques d’Erasme, Tome cinquième.


Le terme « antipodes » désignait traditionnellement, en Europe, les régions situées de l’autre côté de la Terre. « Antipodes » vient d’une expression grecque signifiant littéralement « pieds opposés », les personnes y habitant étant censées marcher « à l’envers », puisque de l’autre côté du globe.

L’œuvre propose de créer l’illusion d’un tunnel qui traverserait la Terre en son centre, pour ressortir de l’autre côté de la surface du globe.

Au centre du bassin se trouve une large ouverture dans laquelle l’eau se déverse en un flux continu, donnant l’illusion de l’existence d’un long tunnel passant par le centre de la Terre pour arriver aux antipodes : un tunnel imaginaire reliant la Fondation François Schneider à Wattwiller à son point antipodal, soit l’Océan Pacifique Sud, précisément sur la ligne de changement de date.

Cette ouverture dans le bassin prend l’aspect des « Bell Mouth Spillway » que l’on trouve dans les lacs des Etats-Unis et qui permettent de vider le trop plein d’eau des barrages.

From Here To There est une invitation à imaginer que l’eau de Wattwiller se jette directement dans l’océan par ce tunnel imaginaire, telle une source inversée venant le nourrir.

portrait_Renaud-Auguste-Dormeuil

Né en 1968, Neuilly-sur-seine, France