Gouffres

Gouffres développée en 2016 est constitué de 16 dessins. La série inaugure une nouvelle étape puisque ses œuvres étaient jusqu’alors présentées sous forme de diptyque ou unique. Dans Gouffres on est face à une séquence cinématographique, une planche contact.
Conçu de façon méthodique et organisée à l’instar de tout son travail, l’artiste utilise en premier lieu le croquis comme moyen de recherche. La géométrie et la perspective interviennent beaucoup dans son processus. Dans sa démarche méticuleuse il questionne le rapport à l’échelle mais aussi au corps en utilisant le sien comme mesure référentielle.
Le spectateur est happé par la force des flux contraires dessinés et directement submergé par le dessin.
Les dessins, souvent marouflés sur bois, tentative de transformation de la fragilité en robustesse, sont alors posés à terre tels des sculptures. Ils interrogent sur la relation au sol, est-ce une immersion dans les abymes ou une élévation ?
Dans la grande majorité des oeuvres de M. Bonardet, des plaques tectoniques se télescopent, des fentes se dessinent et créent un espace de rupture qui au-delà de son aspect formel fait certainement référence à toute la symbolique des rapports humains.

 

Gouffres (Abysses) developed in 2016 consists of 16 drawings. The series inaugurates a new stage since his works were previously presented as diptychs or single drawings. In Gouffres we are faced with a cinematographic sequence, a contact sheet.
Conceived in a methodical and organized manner like all his work, the artist primarily uses the sketch as a means of research. Geometry and perspective play an important role in his process. In his meticulous approach he questions the relationship to scale but also to the body, using his own as a referential measure.
The spectator is caught by the force of the opposite flows drawn and directly submerged by the drawing.
The drawings, often marouflaged on wood, an attempt to transform fragility into robustness, are then placed on the ground like sculptures. They question the relationship to the ground, is it an immersion in the abysses or an elevation?
In the vast majority of Bonardet’s works, tectonic plates telescope, cracks appear and create a space of rupture which, beyond its formal aspect, certainly refers to the whole symbolism of human relationships.

Mathieu Bonardet

Né en 1989, en France | Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2013. Salissant ses peintures jusqu’à la grisaille, il délaisse rapidement ses tubes de peintures pour le crayon et se tourne progressivement vers sa technique actuelle. En 2011, il passe son année au Hunter College de New York. Parmi l’influence d’artistes tels que Richard Serra ou Robert Smithson il puise ses traits graphiques et minimalistes, tout en intégrant dans son travail une réelle pratique du corps. Mathieu Bonardet a été lauréat de différents concours : le prix Diamond (2010), le prix agnès b. des amis des Beaux-Arts (2011), le prix de dessin du cabinet des amateurs (2013), le 34ème International Takifuji Art Award (2013). En 2015 il est finaliste du prix découverte du Palais de Tokyo. Son travail a été exposé au Musée des Beaux-art d’Angers, à la König Galerie de Berlin et à la Ferme du Buisson.
Il est représenté par la galerie Jean Brolly (Paris).

 
Born in 1989, in France | Lives and works in Paris.
Graduated from the Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris in 2013. Dirtying his paintings to the point of greyness, he quickly abandons his paint tubes for pencil and gradually turns to his current technique. In 2011, he spends his year at Hunter College in New York. From the influence of artists such as Richard Serra or Robert Smithson he draws his graphic and minimalist features, while integrating into his work a real practice of the body. Mathieu Bonardet has been the winner of various competitions: the Diamond Prize (2010), the agnès b. des amis des Beaux-Arts Prize (2011), the drawing prize of the cabinet des amateurs (2013), the 34th International Takifuji Art Award (2013). In 2015 he is a finalist for the Palais de Tokyo Discovery Prize. His work has been exhibited at the Musée des Beaux-Arts in Angers, the König Gallery in Berlin and the Ferme du Buisson.
He is represented by the Jean Brolly Gallery (Paris).