Gouffres

Gouffres développée en 2016 est constitué de 16 dessins. La série inaugure une nouvelle étape puisque ses œuvres étaient jusqu’alors présentées sous forme de diptyque ou unique. Dans Gouffres on est face à une séquence cinématographique, une planche contact.
Conçu de façon méthodique et organisée à l’instar de tout son travail, l’artiste utilise en premier lieu le croquis comme moyen de recherche. La géométrie et la perspective interviennent beaucoup dans son processus. Dans sa démarche méticuleuse il questionne le rapport à l’échelle mais aussi au corps en utilisant le sien comme mesure référentielle.
Le spectateur est happé par la force des flux contraires dessinés et directement submergé par le dessin.
Les dessins, souvent marouflés sur bois, tentative de transformation de la fragilité en robustesse, sont alors posés à terre tels des sculptures. Ils interrogent sur la relation au sol, est-ce une immersion dans les abymes ou une élévation ?
Dans la grande majorité des oeuvres de M. Bonardet, des plaques tectoniques se télescopent, des fentes se dessinent et créent un espace de rupture qui au-delà de son aspect formel fait certainement référence à toute la symbolique des rapports humains.

Mathieu Bonardet

Né en 1989, en France | Vit et travaille à Paris.

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2013. Salissant ses peintures jusqu’à la grisaille, il délaisse rapidement ses tubes de peintures pour le crayon et se tourne progressivement vers sa technique actuelle. En 2011, il passe son année au Hunter College de New York. Parmi l’influence d’artistes tels que Richard Serra ou Robert Smithson il puise ses traits graphiques et minimalistes, tout en intégrant dans son travail une réelle pratique du corps.

Mathieu Bonardet a été lauréat de différents concours : le prix Diamond (2010), le prix agnès b. des amis des Beaux-Arts (2011), le prix de dessin du cabinet des amateurs (2013), le 34ème International Takifuji Art Award (2013). En 2015 il est finaliste du prix découverte du Palais de Tokyo.

Son travail a été exposé au Musée des Beaux-art d’Angers, à la König Galerie de Berlin et à la Ferme du Buisson.

Il est représenté par la galerie Jean Brolly (Paris).